Théâtre de la Luna, festival d'Avignon 2014.
Texte d'Alain Guyard.
Mise en scène de Dominique Faccioli.
Texte d'Alain Guyard.
Mise en scène de Dominique Faccioli.
"Il n'y a d'amour que farouchement enragé, il n'y a d'engagement révolutionnaire que violemment amoureux."
On aurait pu s'en tenir au sous-titre de la pièce pour parler de celle-ci - l'intensité des scènes et le jeu tout en émotion des comédiens illustrant parfaitement le propos romanesque.
Or il n'en est rien car le tableau final nous ouvre à une relecture complète de l'intrigue amoureuse, et donc de l'engagement politique - moins pure, violente en fait - les deux inextricablement liés à chaque instant.
"Vive la liberté !", crie Renée Bauer...
Quelque chose se fractionne alors à l'intérieur de nous. Les larmes coulent. Pourquoi ?
Cette liberté qui nous est chère.
Cette liberté qui n'en est jamais une.
Cette liberté qui doit être sans cesse repensée.
Pour exister. Un peu.
La liberté, face à qui ? à quoi ?
Alors, qui est Charlie Bauer ? Charlie Bauer est amoureux.
Cette liberté qui n'en est jamais une.
Cette liberté qui doit être sans cesse repensée.
Pour exister. Un peu.
La liberté, face à qui ? à quoi ?
Alors, qui est Charlie Bauer ? Charlie Bauer est amoureux.
L'amour, comme délivrance. Mais aussi, un enfermement.
Celui qui sauve et celui qui aliène.
Celui qui guérit, qui justifie.
Celui qui emprisonne et dépersonnalise.
Celui qui grandit et celui qui fige, et fustige, et fusille.
Celui qui unifie et celui qui crucifie.
N'être enfin plus que l'ombre de soi-même. Une caricature.
Tel est le prisme par lequel nous accédons à la légende révolutionnaire.
Une femme, professeur de français, éprise de liberté et de grands idéaux de justice et d'égalité, tombe amoureuse du prisonnier.
S'en suit une relation épistolaire entre les deux protagonistes par laquelle théorie et pratique se côtoient dangereusement, jusqu'à s'apprivoiser, s'aimer, ne faire qu'un.
Le raisonnement a besoin d'une incarnation empirique. Et la réciproque va s'avérer tout aussi vrai.
Une histoire d'amour absolument romantique nous est présentée là.
25 ans d'amour. Très peu d'années de vie commune, lors des rares et brèves libérations de Bauer.
Les tourments de la prison, les affres de la passion.
La liberté et la justice dans les yeux d'un gamin.
Presque rien sur les années douloureuses et cruelles auprès de Mesrine. Parti pris romanesque qui ne manquera pas de déranger et de coincer aux entournures de ceux qui les ont subies.
D'autant que c'est l'épouse, ici, qui mène ce jeu dangereux.
Quand Bauer se détourne des armes pour étudier jusqu'à obtenir un titre de docteur en anthropologie sociale, sous l'influence tacite de sa prof de femme, choisissant les mots pour continuer le combat, Madame Bauer cherche encore quant à elle, l'adrénaline du combat armé. Son flingue à elle, c'est Charlie. Sa vie.
Elle ne lui laissera pas d'autres choix que de lutter toujours les armes à la main.
Pour la liberté.
Oui. Aux prix forts...
Ceux d'un amour aliénant et d'une récupération sociétale arrangeante.
L'un alimentant l'autre jusqu'au bout.
Quand Bauer se détourne des armes pour étudier jusqu'à obtenir un titre de docteur en anthropologie sociale, sous l'influence tacite de sa prof de femme, choisissant les mots pour continuer le combat, Madame Bauer cherche encore quant à elle, l'adrénaline du combat armé. Son flingue à elle, c'est Charlie. Sa vie.
Elle ne lui laissera pas d'autres choix que de lutter toujours les armes à la main.
Pour la liberté.
Oui. Aux prix forts...
Ceux d'un amour aliénant et d'une récupération sociétale arrangeante.
L'un alimentant l'autre jusqu'au bout.

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